Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 22:17

Les récentes recommandations américaines et européennes conseillent, en cas d'arrêt cardiaque, de ne plus mettre en œuvre que le massage cardiaque, sans plus recourir au bouche à bouche. Deux films, l'un américain, l'autre anglais, montrent les bases de cette réanimation que tout le mondre devrait savoir mettre en pratique. Ils sont très complémentaires, l'anglais un peu « trash » montre mieux la position des mains et des bras.

 

 

Par Dr Michel ARNOULD - Publié dans : Culture générale - Communauté : Médecine générale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 13:42

Comment construire une recherche avancée sur PubMed, en quelques clics ? Tel est le sujet de ce petit film tout simple et fort bien fait pour poser une requête sur PubMed.

 

 

 

Par Dr Michel ARNOULD - Publié dans : Informatique - Communauté : Médecine générale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 22:52

L'EBM est au coeur de notre beau métier, qui nous permet d'utiliser des données dites probantes (traduction fort approximative d'evidence) pour guider nos décisions.

Sackett [2] rappelait que l'EBM ne se résume pas, loin s'en faut, à l'application sotte ou aveugle de recettes de cuisine mais que les données de la science sont un des éléments de la décision médicale. Nous savons tous, néanmoins, qu'une bonne part de ces données probantes sont de piètre qualité [1]
Une bonne synthèse que ce concept de « médecine factuelle » est apporté par non confrères canadiens [3] qui nous proposent, joliment, d'associer art et science.
Pour répondre aux questions cliniques apportées par sa pratique, le médecin généraliste doit lancer ses filets de recherche documentaire plusieurs fois par jour.
Ces questionnements sont, me semble-t-il, d'autant plus fréquents :
- qu'il est Maître de stage (et doit justifier ses attitudes devant son étudiant, ou critiquer les décisions des-dits étudiants avec des données de qualité)
- qu'il est membre d'un de ces groupes de pairs qui développent la culture du doute.
Le temps est une ressource rare en soins primaires, et disposer d'une base de données permettant de répondre à l'essentiel de ses questionnement serait d'un incommensurable confort. 
Rien de tel n'existe, à ma connaissance, en langue française. Seul le site « Vidal Reco » approche, de très loin, ce concept que les anglo-saxons appellent « Point of Care Summaries » ou POCs.
Depuis quelques années, j'étais abonné à une base finlandaise, traduite en anglais — EBM Guidelines — de bonne facture, complète et synthétique, peu onéreuse.
Mon abonnement ayant expiré sans sommation de l'éditeur, j'en ai été fort marri, et, avant de renouveler cet abonnement je me suis penché sur les concurrents. 
Bien m'en a pris !

J'ai trouvé les tarifs de UpToDate (495 $) et DynaMed (395 $) prohibitifs malgré un contenu éditorial très alléchant.

Puis j'ai découvert Best Practice le POCs du British Medical Journal.
Il est possible d'évaluer gratuitement ce service pendant un mois, sans restriction aucune !
Quelques jours d'utilisation, en consultation et le soir à la veillée, m'ont convaincu de la bonne qualité de ce service (200 €/an sur Mac et PC - 70 €/an sur iPad !)
- accès à la base de pharmacologie Martindale
- contenu très riche (plus de 1000 entrées)  avec recommandations, niveaux de preuve, vues synthétiques, 
- mises à jour fréquentes
- nombreuses références bibliographiques (par hyperliens)
La rubrique « evidence » est intéressante, qui donne des informations sur le service médical rendu des traitement proposés

Que ne disposons-nous, dans la langue de Molière, d'un tel outil en France ?
Ne s'agirait-il pas de la première étape d'une mise en pratique de la médecine factuelle par le plus grand nombre ?

Le seul bémol de cet outil est, évidemment, qu'il requiert une certaine maîtrise de l'anglais.
Pour les anglophones, Best Practice me parait mériter sa place dans la boîte à outils du généraliste, même s'il en existe d'autres ! [4]
-------------------
Bibliographie
-------------------
[1] Why most published research findings are false. PLoS Medicine, 2005http://bit.ly/rZt550
[2] Sackett DL, Haynes RB. De la nécessité d’une médecine basée sur des faits prouvés. EBM Journal (édition française) 1996;1:5-6
[3] Médecine factuelle : quand art et science vont de pair. FMOQ, 2011http://bit.ly/tJEEyV
[4] Evidence Baser Point of Care summaries. http://bit.ly/uz0QqJ


Par Dr Michel ARNOULD - Publié dans : Informatique - Communauté : Médecine générale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 20:46

 Mots

Vous voudrez bien me pardonner, chers lecteurs, le hors sujet manifeste de ce billet qui n'est rien de plus que le billet d'humeur cathartique d'un lecteur malheureux qui se laisse aller à écrire au lieu de se taire !

Chaque jour les journaux se permettent de nous parler des « auteures » ou des « professeures ».

Cela me désole, et je suis extrêmement peiné par la disparition, dans la langue courante :
- Du « nous » remplacé par le « on »
- Et par celle du futur…
Jamais plus nous n'entendons ni ne lisons : Nous voterons… ou nous entendrons… Mais bien « on va voter » ou « on va entendre » , quand ce n’est pas : « on va pouvoir voter » , ou « on va pouvoir entendre ».
Et je ne dirai pas ce que je pense de de l'apparition de l'abominable « au jour d'aujourd'hui », double pléonasme du XXIe siècle ! Quel malheur !

La langue française est aussi belle qu'elle est sévèrement malmenée, y compris parmi « les élites ».
Il n'est que d''entendre le Président de la République Française s'exprimer…
Il me vient, en l'entendant, l'irrépressible envie de me faire naturaliser citoyen du Timor oriental !
Peut-être la langue qu'il parle n'est-elle pas alors ma seule motivation. J'en conviens !
Mais c'est une autre affaire =:-)

J'ai grand plaisir, de temps à autre, à relire ce petit texte acide de Jean-François Revel, académicien, pour ne pas sombrer dans la mélancolie !

Le sexe des mots

Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges.
Le français achèvera de se décomposer dans l'illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.
La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu'il n'existe pas en français de genre neutre comme en possèdent le grec, le latin et l'allemand. D'où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n'a rien à voir avec le sexe de la personne qu'ils concernent, laquelle peut être un homme.
Homme, d'ailleurs, s'emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l'espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d'une incompétence qui condamne à l'embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire. Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue, une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille.
De sexe féminin, il lui arrive d'être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l'homme aux hommes ?
Absurde!
Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels.
Certains mots sont précédés d'articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu'à l'autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c'est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme.
Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d'un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n'est qu'une banale faute d'accord. 
Certains substantifs se féminisent tout naturellement: une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d'Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l'esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l'antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c'est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c'est un homme. L'usage est le maître suprême.

Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu'accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l'opportunisme des politiques. L'Etat n'a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l'abus de pouvoir quand il utilise l'école publique pour imposer ses oukases langagiers à tout une jeunesse.
J'ai entendu objecter: «Vaugelas, au XVIIe siècle, n'a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française ?». Certes. Mais Vaugelas n'était pas ministre. Ce n'était qu'un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n'avait pas les moyens d'imposer ses lubies aux enfants. Il n'était pas Richelieu, lequel n'a jamais tranché personnellement de questions de langues.
Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d'abord à ce qu'on l'enseigne en classe, ensuite à ce que l'audiovisuel public, placé sous sa coupe, n'accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. La société française a progressé vers l'égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s'amnistier (ils en ont l'habitude) en torturant la grammaire.
Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique: faire avancer le féminin faute d'avoir fait avancer les femmes.


Par Jean François Revel de l'Académie Française
Extrait du numéro 85 de la « Gazette de la presse francophone « — juin 1998

Par Dr Michel ARNOULD
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 21:03

Mains

Lorsque nous étions enfants, nos parents nous apprenaient l'importance du lavage de mains, avant de passer à table, en sortant des cabinets, ou en rentrant de l'école. L'instituteur, avant d'entrer en classe s'assurait de la propreté de nos mains, et nous renvoyait aux lavabos si nécessaire. Il conviendrait de ne pas oublier ces règles de bonne conduite lorsque nous sommes amenés à prendre en charge des patients, pour nous protéger et pour éviter de transmettre des germes aux patients que nous prenons en charge.

La récente pandémie de grippe AH1N1 a montré l'importance de ce qu'il est désormais convenu d'appeler les « mesures barrière ». Durant cette période, l'incidence des autres pathologies infectieuses (diarrhées aiguës, rhinopharyngites et bronchites, notamment) a notablement reculé par rapport aux années précédentes (voir les données des GROG).

Quand il s'agit, pour le médecin, de se laver les mains dans le cadre de son activité de soins, il n'est pas inutile de rappeler que les techniques de lavage se doivent d'être rigoureuses : 
- lavage à l'eau savonneuse ou friction au gel hydroalcoolique selon un protocole rigoureux
- de durée suffisante
- en évitant le port de bijoux et d'ongles longs 
Il n'est pas inutile, non plus de rappeler que le lavage ne doit pas abîmer la peau du soignant et que certaines précautions doivent être prises (température de l'eau, séchage avec des serviettes en papier, etc.)

C'est la raison pour laquelle je vous recommande, même si ne maîtrisez pas bien l'anglais, de visionner cette vidéo du New England Journal Of Medicine qui rappelle les indications, les procédures et les précautions à prendre pour bien se laver les mains en situation de soins, ainsi que les règles de bonne utilisation des gants. Le film est à voir là

Je trouve ce petit film plus pédagogique que l'affichette de l'INPES

L'occasion, peut-être de rappeler l'existence d'une recommandation portant sur l'hygiène au cabinet médical, édité en 2007 par l'HAS, histoire d'élargir un peu la réflexion.

Par Dr Michel ARNOULD - Publié dans : Infectieux - Communauté : Médecine générale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés